La colocation s’est imposée ces dernières années comme une stratégie d’investissement immobilier à part entière. Longtemps perçue comme marginale ou réservée à des investisseurs très opérationnels, l’investissement dans une colocation à Angers est désormais intégré dans de nombreuses stratégies patrimoniales en raison de son potentiel de rendement supérieur à la location classique et de sa capacité à répondre à une demande locative structurelle.
À Angers, cette stratégie mérite une attention particulière. La ville combine plusieurs facteurs favorables : un marché immobilier encore accessible comparé aux grandes métropoles, une dynamique démographique positive, mais surtout une population étudiante importante et durable, qui constitue un socle solide pour ce type d’investissement.
Angers compte près de 160 000 habitants selon les dernières données disponibles, avec une progression régulière de la population sur la période récente.
La métropole met en avant environ 46 000 étudiants, toutes formations confondues.
L’Université d’Angers, à elle seule, recensait 27 491 étudiants pour l’année universitaire 2024-2025.
Ces éléments constituent un environnement particulièrement favorable à la colocation, mais la question centrale pour tout investisseur reste la suivante : la colocation à Angers est-elle réellement rentable, et dans quelles conditions ?
Pourquoi la colocation fonctionne structurellement à Angers
Angers présente un profil particulièrement adapté à la colocation en raison de la nature de sa population. La ville attire de nombreux étudiants, alternants, jeunes actifs et profils en mobilité professionnelle. Ces catégories recherchent prioritairement des logements :
meublés,
bien situés,
proches des transports,
avec un loyer maîtrisé par chambre.
Contrairement à certaines villes où la demande étudiante est plus cyclique ou dépendante d’un seul pôle, Angers bénéficie d’un tissu universitaire diversifié et relativement stable dans le temps. Cela signifie que la demande locative en colocation ne repose pas sur un effet de mode, mais sur une réalité structurelle du marché.
Pour un investisseur, cette stabilité est déterminante. Elle permet d’envisager une stratégie de long terme avec une rotation locative régulière, notamment à chaque rentrée universitaire, ce qui limite les risques de vacance prolongée.
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Le facteur prix : un marché encore accessible
Sur le plan de l’investissement, Angers conserve des niveaux de prix qui restent compatibles avec une stratégie de rendement. En janvier 2026, le prix médian au mètre carré était estimé à 3 545 €/m².
Ce niveau reste nettement inférieur à celui des grandes métropoles françaises comme Paris, Lyon ou Bordeaux. Il permet d’envisager des opérations de colocation sans immobiliser des capitaux trop importants, tout en conservant une capacité de valorisation patrimoniale.
Côté loyers, SeLoger estimait le loyer moyen à Angers autour de 13 €/m² à l’été 2025.
MoneyVox évoquait quant à lui un niveau moyen proche de 13,80 €/m² début 2026.
En colocation, ces loyers doivent être analysés différemment : l’investisseur ne raisonne plus uniquement en loyer global, mais en loyer par chambre, ce qui permet souvent d’augmenter la rentabilité brute par rapport à une location classique.
La rentabilité réelle de la colocation : mécanismes et limites
La colocation permet d’augmenter la rentabilité pour trois raisons principales :
Premièrement, le loyer cumulé des chambres est généralement supérieur au loyer d’un bail classique pour un même bien.
Deuxièmement, le caractère meublé permet de pratiquer des loyers plus élevés et de mieux capter la demande mobile.
Troisièmement, le risque locatif est dilué : le départ d’un colocataire n’entraîne pas la perte totale des loyers.
Toutefois, cette rentabilité est contrebalancée par plusieurs facteurs :
une gestion plus chronophage, une usure plus rapide du bien, un turnover plus élevé et surtout une contrainte de plus en plus structurante : la performance énergétique du logement.
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Le DPE : un paramètre désormais central
Depuis le 1er janvier 2025, les logements classés G au diagnostic de performance énergétique sont interdits à la location.
La trajectoire réglementaire est déjà fixée :
les logements classés F seront concernés en 2028, et les E en 2034.
Pour un investisseur, cela signifie que toute opération de colocation doit intégrer dès l’origine une analyse énergétique sérieuse. Un bien mal classé peut sembler attractif à l’achat, mais se transformer rapidement en passif financier en raison de travaux obligatoires.
Cadre juridique de la colocation
La colocation est juridiquement encadrée. Elle peut être organisée par un bail unique signé par l’ensemble des colocataires, ou par des baux individuels.
La réglementation impose également des critères de décence. Pour qu’un logement soit considéré comme décent en colocation, la surface minimale est de :
16 m² pour deux colocataires,
puis 9 m² supplémentaires par colocataire.
L’ANIL confirme ces seuils.
Le non-respect de ces règles expose l’investisseur à des risques juridiques, fiscaux et assurantiels, qui peuvent annuler les bénéfices de la stratégie.
Investir dans une colocation à Angers : Où investir ?
L’emplacement est un facteur déterminant en colocation. Les zones les plus pertinentes sont généralement celles situées :
à proximité des campus,
bien desservies par le tramway,
proches du centre-ville ou de la gare.
Le quartier de Belle-Beille, par exemple, présente un profil intéressant. Le prix moyen au mètre carré y était estimé autour de 3 067 €/m².
SeLoger donnait une estimation proche de 3 101 €/m².
Ce type de secteur permet d’optimiser le couple prix d’achat / tension locative.

Exemples chiffrés de rentabilité
• Exemple 1 : colocation trois chambres
Budget global (achat, frais, travaux) : 260 000 €
Loyers mensuels cumulés : 1 310 €
Loyers annuels : 15 720 €
Rentabilité brute : 6,0 %
• Exemple 2 : colocation quatre chambres
Budget global : 330 000 €
Loyers mensuels cumulés : 1 760 €
Loyers annuels : 21 120 €
Rentabilité brute : 6,4 %
Ces niveaux de rendement sont cohérents avec ce que l’on observe dans de nombreuses villes étudiantes de taille intermédiaire.
Investir dans une colocation à Angers : Conseils d’experts
Un investissement en colocation devrait toujours être envisagé comme un projet semi-professionnel. La rentabilité dépend directement de la qualité du produit immobilier, mais aussi de la rigueur de gestion.
Il est recommandé de privilégier des logements disposant de véritables espaces communs, de chambres équilibrées, d’au moins une salle d’eau confortable, et d’une cuisine bien équipée. Une colocation de qualité se loue plus rapidement, plus longtemps et avec moins de rotation.
La vacance doit être anticipée non pas par logement, mais par chambre. Une seule chambre vide peut suffire à dégrader fortement le rendement.
Enfin, le respect strict des règles de décence et la maîtrise du DPE doivent être considérés comme des prérequis absolus, et non comme des variables secondaires.
LMNP et Déficit Foncier : quels dispositifs pour investir efficacement dans une colocation ?
Au-delà de l’emplacement et de la typologie du bien, la réussite d’un investissement en colocation repose largement sur le choix du cadre fiscal. Deux dispositifs se distinguent particulièrement pour ce type de stratégie : le statut de Loueur Meublé Non Professionnel (LMNP) et le déficit foncier. Chacun répond à des logiques patrimoniales différentes, mais tous deux peuvent être extrêmement efficaces lorsqu’ils sont utilisés à bon escient.
• Le LMNP : la solution la plus naturelle pour la colocation meublée
Le statut de Loueur Meublé Non Professionnel est aujourd’hui le dispositif le plus utilisé pour les investissements en colocation. Il est particulièrement adapté car la colocation est, dans la majorité des cas, exploitée sous forme de location meublée, ce qui permet de répondre à la demande réelle du marché (étudiants, jeunes actifs, profils mobiles) tout en bénéficiant d’une fiscalité très avantageuse.
Le principe du LMNP repose sur un mécanisme d’amortissement comptable. L’investisseur peut amortir chaque année une partie de la valeur du bien immobilier, du mobilier et des éventuels travaux. Ces amortissements viennent neutraliser fiscalement les loyers perçus, ce qui permet de dégager des revenus locatifs faiblement imposés, voire totalement non fiscalisés pendant de nombreuses années.
Dans le cadre d’une colocation, ce dispositif est particulièrement puissant. Les loyers cumulés par chambre sont souvent élevés, ce qui augmenterait mécaniquement la base imposable dans un régime classique. Le LMNP permet au contraire de conserver l’intégralité de la rentabilité économique, tout en limitant fortement l’impact fiscal.
Un autre avantage du LMNP est sa grande souplesse. Il n’existe ni plafond de loyers, ni plafond de ressources des locataires, ni durée minimale de détention. L’investisseur conserve donc une liberté totale dans la gestion de son bien, ce qui est cohérent avec la réalité opérationnelle d’une colocation, marquée par un turnover plus important et des ajustements fréquents.
Le LMNP est ainsi particulièrement pertinent pour les investisseurs :
souhaitant générer des revenus complémentaires immédiats,
disposant déjà d’une fiscalité modérée,
ou recherchant avant tout un rendement net optimisé.
Dans une logique de long terme, le LMNP constitue souvent la meilleure enveloppe fiscale pour piloter une colocation rentable, à condition que la gestion comptable soit rigoureuse et que le bien soit correctement meublé et équipé.
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Le déficit foncier : une stratégie patrimoniale complémentaire
Le déficit foncier s’adresse à un profil d’investisseur différent. Il est particulièrement adapté aux personnes disposant déjà de revenus fonciers imposés et souhaitant réduire leur fiscalité globale tout en se constituant un patrimoine immobilier.
Le principe est simple : l’investisseur acquiert un bien ancien nécessitant des travaux. La part des travaux est déductible :
des revenus fonciers existants,
et du revenu global dans la limite de 10 700 € par an.
Cette mécanique permet de créer un déficit fiscal qui vient diminuer directement l’impôt. Dans certaines situations, l’économie d’impôt peut représenter plusieurs milliers d’euros par an pendant plusieurs années.
Dans le cadre d’une colocation, le déficit foncier est souvent utilisé dans une logique de rénovation lourde : transformation d’un appartement ancien en colocation moderne, amélioration énergétique, redistribution des volumes, création de salles d’eau supplémentaires, etc.
Cette stratégie est particulièrement intéressante à Angers et dans les villes intermédiaires, où l’on trouve encore de nombreux biens anciens avec un fort potentiel de revalorisation après travaux.
Toutefois, le déficit foncier implique une contrainte importante : le bien doit être loué en location nue pendant au moins trois ans. Or, la colocation nue est généralement moins rentable et moins adaptée au profil réel de la demande. Dans la pratique, de nombreux investisseurs utilisent le déficit foncier comme une phase transitoire :
ils exploitent le bien en nu pendant la période légale, puis basculent ensuite en LMNP afin d’optimiser la rentabilité.
Le déficit foncier est donc particulièrement pertinent pour :
les contribuables fortement imposés,
les investisseurs disposant déjà de revenus fonciers,
les stratégies patrimoniales orientées long terme et valorisation du capital.
LMNP ou déficit foncier : comment arbitrer ?
Le choix entre LMNP et déficit foncier dépend essentiellement du profil fiscal de l’investisseur et de ses objectifs.
Le LMNP est avant tout un outil de maximisation du rendement net, parfaitement adapté aux investisseurs souhaitant créer des revenus complémentaires faiblement fiscalisés. Il est simple, souple et directement aligné avec l’exploitation réelle d’une colocation.
Le déficit foncier est un outil de réduction d’impôt patrimoniale, plus complexe, mais très efficace pour transformer un bien ancien en actif de qualité tout en optimisant sa fiscalité globale.
Dans une approche experte, il n’est pas rare de combiner les deux logiques :
utiliser le déficit foncier pour absorber une phase de travaux importante, puis basculer ensuite en LMNP pour exploiter pleinement le potentiel locatif du bien.
Cette stratégie hybride permet de concilier optimisation fiscale immédiate et rentabilité locative durable, ce qui en fait l’un des montages les plus performants pour un investissement en colocation bien structuré.

Investir dans une colocation à Angers : Conclusion
Investir dans une colocation à Angers peut constituer une stratégie patrimoniale performante, à condition de respecter trois principes fondamentaux :
un emplacement réellement adapté à la cible locative,
un bien conforme sur le plan énergétique et juridique,
une gestion rigoureuse et professionnalisée.
Angers bénéficie d’un environnement structurel favorable, tant sur le plan démographique qu’économique.
Dans ce contexte, investir dans une colocation à Angers n’est pas un simple effet de mode, mais bien une stratégie d’investissement cohérente, capable de générer des revenus récurrents tout en s’inscrivant dans une logique de valorisation patrimoniale à long terme.