- Nantes
La loi Jeanbrun, également appelée statut du bailleur privé, constitue une réforme majeure de la fiscalité immobilière en France. Elle intervient dans un contexte de transformation profonde du marché locatif : disparition progressive du dispositif Pinel, baisse de la construction neuve, contraintes énergétiques accrues et désengagement progressif des investisseurs particuliers.
Face à ce constat, le législateur a souhaité repenser entièrement la logique des dispositifs fiscaux immobiliers. L’objectif n’est plus simplement d’inciter à investir via une réduction d’impôt ponctuelle, mais de créer un cadre durable permettant de structurer un parc locatif privé solide, rentable et fiscalement cohérent.
La loi Jeanbrun introduit ainsi une rupture importante : elle abandonne la logique de réduction d’impôt pour adopter un mécanisme d’amortissement fiscal du bien immobilier, inspiré de la fiscalité des activités professionnelles. Ce changement de paradigme modifie en profondeur la manière d’investir dans l’immobilier locatif.
Mais cette évolution rend également le dispositif plus technique. Il ne s’agit plus d’un produit “clé en main”, mais d’un véritable outil patrimonial qui nécessite une analyse fine du projet.
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La loi Jeanbrun ne doit pas être perçue comme un simple dispositif fiscal supplémentaire. Elle s’inscrit dans une volonté globale de rééquilibrer le marché du logement en France.
Depuis plusieurs années, l’investissement locatif privé connaît un ralentissement significatif. Plusieurs facteurs expliquent cette tendance :
Dans ce contexte, la disparition du dispositif Pinel a laissé un vide important. Ce dispositif, bien que critiqué, constituait un repère pour de nombreux investisseurs.
La loi Jeanbrun vise donc à remplacer cette logique en proposant un cadre plus durable. Plutôt que de proposer une réduction d’impôt limitée dans le temps, elle introduit une mécanique permettant d’agir directement sur le résultat fiscal de l’investissement.
👉 Le principe est simple :
le bailleur peut déduire chaque année une partie de la valeur de son bien de ses revenus locatifs.
Ce mécanisme présente plusieurs avantages structurels :
La loi Jeanbrun marque donc un passage d’une logique “commerciale” (réduction d’impôt) à une logique “économique” (optimisation du résultat locatif).
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Le fonctionnement de la loi Jeanbrun repose sur plusieurs éléments clés qu’il est indispensable de maîtriser pour en tirer pleinement parti.
L’élément central du dispositif est l’amortissement du bien immobilier. Concrètement, cela signifie que le propriétaire peut considérer que son bien se “déprécie” comptablement chaque année, et déduire cette dépréciation de ses revenus locatifs.
Dans la pratique, seule la valeur du bâti est amortissable. Le terrain est exclu. En général, on considère que 80 % du prix du bien correspond à la valeur amortissable.
Cette base est ensuite répartie sur une durée longue, généralement entre 20 et 40 ans.
👉 Exemple concret :
Chaque année, ces 6 000 € viennent réduire le résultat fiscal.
Ce mécanisme permet dans de nombreux cas de :
Le dispositif Jeanbrun introduit plusieurs niveaux d’engagement, liés au niveau de loyer pratiqué.

Plus l’investisseur accepte de louer à un niveau modéré, plus l’avantage fiscal est important.
Cette logique vise à encourager une offre locative accessible.
Le dispositif impose plusieurs contraintes structurantes :
Ces conditions rapprochent le dispositif de l’ancien Pinel, mais avec une logique fiscale différente.
La loi Jeanbrun permet d’investir :
Dans l’ancien, les travaux doivent représenter environ 30 % du prix total et viser une amélioration énergétique.
👉 Cela ouvre des opportunités majeures dans :
Contrairement aux dispositifs précédents, la loi Jeanbrun supprime le zonage.
👉 Le dispositif est accessible sur tout le territoire français.
Cela permet de sortir d’une logique centrée sur quelques grandes métropoles et d’explorer des marchés plus variés.
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Le principal avantage du dispositif réside dans sa capacité à réduire l’imposition de manière durable.
Contrairement au Pinel, où l’avantage fiscal est limité dans le temps, l’amortissement agit chaque année.
Cela permet :
Le dispositif repose sur une logique économique réelle : la prise en compte de la dépréciation du bien.
Cela rapproche l’immobilier locatif d’une logique d’investissement professionnel.
La possibilité d’investir dans l’ancien est un atout majeur.
Elle permet :
La suppression du zonage permet d’investir :
Le dispositif encourage :
Contrairement aux anciens dispositifs, la loi Jeanbrun nécessite une réelle maîtrise :
👉 Ce n’est pas un dispositif “clé en main”.
Le dispositif ne garantit pas la rentabilité.
Un bien mal choisi peut rester peu performant malgré l’avantage fiscal.
Les loyers encadrés limitent la performance brute.
Cela impose :
L’engagement de 9 ans limite la flexibilité.
Les travaux imposent :

La loi Jeanbrun ne doit pas être analysée isolément. Elle s’inscrit dans un écosystème fiscal déjà riche, comprenant plusieurs dispositifs permettant d’optimiser un investissement locatif selon des objectifs spécifiques.
Comparer ces mécanismes est essentiel pour comprendre dans quels cas la loi Jeanbrun est réellement pertinente… et dans quels cas d’autres solutions peuvent être plus adaptées.
La première distinction fondamentale concerne la nature de l’avantage fiscal.
👉 Autrement dit, Jeanbrun agit dans le temps, alors que les autres dispositifs agissent souvent de manière plus immédiate.

Le déficit foncier est l’un des dispositifs les plus anciens et les plus efficaces pour réduire rapidement son imposition.
Il permet de déduire les travaux et charges des revenus fonciers. Lorsque les charges dépassent les loyers, le déficit peut être imputé sur le revenu global, dans la limite de 10 700 € par an.
👉 Cela en fait un outil très puissant pour :
Cependant, le déficit foncier présente une limite importante : son effet est concentré dans le temps. Une fois les travaux passés, l’avantage fiscal disparaît.
La loi Jeanbrun, à l’inverse, propose une approche progressive :
👉 En résumé :
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La loi Malraux est un dispositif très spécifique, orienté vers la rénovation de biens situés dans des secteurs protégés (secteurs sauvegardés, sites patrimoniaux remarquables).
Elle permet une réduction d’impôt pouvant atteindre 22 % à 30 % des travaux, dans certaines limites.
👉 C’est l’un des dispositifs les plus puissants en matière de défiscalisation.
Cependant, ce dispositif présente plusieurs contraintes :
Il s’adresse donc à des projets très spécifiques.
La loi Jeanbrun est plus accessible :
👉 En résumé :
EN SAVOIR PLUS SUR LA LOI JEANBRUN

La loi Denormandie vise à encourager la rénovation dans certaines villes moyennes.
Elle fonctionne comme le Pinel, avec une réduction d’impôt proportionnelle à la durée de location.
👉 Conditions principales :
Le dispositif reste contraint :
La loi Jeanbrun présente plusieurs avantages :
👉 En résumé :
Dans certains cas, il est possible de combiner plusieurs stratégies :
👉 C’est souvent cette approche qui permet d’optimiser un portefeuille immobilier.
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La loi Jeanbrun doit être intégrée dans une stratégie globale.
Elle est particulièrement adaptée :
La loi Jeanbrun 2026 représente une évolution profonde de la fiscalité immobilière en France. En remplaçant les dispositifs de réduction d’impôt par un mécanisme d’amortissement, elle introduit une logique plus économique, plus durable et plus cohérente avec les réalités du marché.
Ce dispositif offre des opportunités réelles. Il permet d’optimiser la fiscalité, de structurer un investissement locatif et d’envisager des stratégies plus diversifiées, notamment dans l’ancien.
Cependant, il ne doit pas être perçu comme une solution automatique. Sa performance dépend directement de la qualité du projet. L’emplacement, le prix, le niveau de loyer, le coût des travaux et la fiscalité globale restent les facteurs déterminants.
La loi Jeanbrun s’adresse donc à des investisseurs capables d’adopter une approche globale et structurée. Elle récompense les stratégies cohérentes, mais ne compense pas un mauvais investissement.
👉 En résumé : la loi Jeanbrun est un outil puissant, mais exigeant. Bien utilisée, elle permet d’optimiser durablement un investissement immobilier. Mal maîtrisée, elle peut produire des résultats décevants.